• Bertrand Huchot

Des pensées noires vers la lumière. À l’aide de plantes.




Voilà plusieurs années j’avais créé un site nommé Détox Santé Globale. Tout évolue, ce site a disparu et seule ne reste que la page Facebook. Les idées et la pulsion qui m’avaient amené à les créer sont pourtant toujours bien vivantes en moi. En quelques mots il s’agissait de mettre l’éclairage sur le besoin d’un ménage à faire l’intérieur de nous. Tant au niveau physique,émotionnel, mental que spirituel.

Je marche ce chemin, il se transforme tout le temps et m’emmène de découverte en découverte.

Il n’est pas souvent facile, parfois difficile (voire très difficile) et challengeant mais va indéniablement en s’allégeant.

Je ne peux plus considérer une maladie sans percevoir ces 4 couches qui la composent et qui sont inter-reliées. Chacune de ces couches demande à ce que l’on s’en occupe. Je perçois que la «guérison» complète ne peut passer qu’à travers un travail achevé sur ces 4 dimensions de nous (si tant est que cela soit réalisable dans cette vie me direz-vous... mais pourquoi d’autre serions-nous là si ce n'est que pour chercher à faire ce travail?).


Je ne parle pas ici de guérison médicale, ce terme appartient aux médecins. Et je ne suis ni médecin ni psychologue, simplement quelqu’un qui accompagne les personnes venant vers lui avec des outils que la vie lui a demandé de comprendre et apprendre à utiliser mais surtout avec, je le réalise un peu plus, qui il est, avec les fruits de son petit chemin de vie. Avec la guidance et le bon sens auquel j’ai maintenant accès.

Je ne prétend aucunement vous amener à cette «guérison» non plus. Simplement peut-être pointer une direction et «faciliter» un voyage. Je ne prétend pas non plus être arrivé au bout du chemin. Ni remplacer toutes autres thérapies médicales qui pourraient s’avérer nécessaires.


Ce qui m’intéresse maintenant est d’aider les gens à se reconnecter à leur essence et cela passe pour moi par la nature. Dame Nature, Mère Nature.

Mon chemin intérieur s’est fait à travers des couches de profondes agitations intérieures, de sentiments et d’émotions exacerbées (angoisses, doutes, peurs, honte, culpabilité, désespoir...) et d’un mental pollué par (voire sous l’emprise de) toutes sortes d’idées sombres, obsessives et compulsives. Une vie intérieure de vertigineuses montagne russes. J’ai marché une grande partie de cette vie comme une victime, bègue d’ailleurs, ce qui n’arrangeait rien à ce sentiment de victime.

Mais la vie a quelque chose d’inexorable, que l’on ne peut finalement ni éviter ni contrôler. J’ai pris mes coups de pieds aux fesses, jusqu’à ce qu’une partie de moi en ait vraiment assez. Et décide de commencer à chercher à comprendre et, un peu, à se responsabiliser.


La vie est bien faite. Elle avait prévue une rencontre pour moi que j’ai perçu dans la vingtaine à travers une lecture. Comme un rendez-vous qui avait déjà été pris, mais qui ne se réalisera que près de 20 ans plus tard.

Je fumais et je buvais, trop, à cette époque, mais j’ai été préservé (en partie par un environnement culturel très conservateur) de toutes les drogues que je n’ai croisées qu’à de très rares moments. Ce qui a certainement permis justement cette «rencontre» sans aucun a priori ni idées préconçues. Si tant est que j’en ai eu besoin tellement la connexion amérindienne était forte en moi et tellement m’a confiance envers ces traditions était naturellement absolue. Comme un vieux très vieux sentiment de familiarité.

Je parle ici de ma rencontre avec un mélange de plantes chamaniques, l’Ayahuasca. Et que ce soit clair, je ne suis pas dans la démarche de recommander ici ce chemin. À personne. Il existe cependant, pour ceux qui en sentiront l’appel.


L'Ayahuasca, le «vin des âmes», favorise des états modifiés de conscience. Elle permets le contact avec d'autres niveaux de réalités, et aussi une profonde introspection pouvant faciliter une libération de traumas plus ou moins inconscients tout autant qu'inciter la personne à se tourner vers sa Lumière intérieure.

Il y a une expansion de toutes ces pratiques particulièrement vive depuis quelques années. De nombreuses recherches médicales et scientifiques ont déjà été faites et sont à nouveau sur le devant de la scène dans de nombreux pays pour l’aspect thérapeutique indéniable qui en ressort.


Le tabou et la réaction sont forts pourtant presque partout et même si l’on voit des pays légaliser ou accorder des exemptions d’utilisations (à fins religieuses), cela ne s’est fait qu’après de longues années de dialogues et d’études.

Je n’avais pas cette confusion quand j’ai rencontré cette Ayahusca. Je ne peux que confirmer l’impact thérapeutique. À chacun des niveaux mentionnés plus haut : physique, émotionnel, mental et spirituel.

J’ai vécu ce qu’on ne peut que nommer initiations dans la forêt amazonienne au Brésil.

Life changing experience dit-on en anglais. Oui.

Et je perçois que j’ai été bien guidé vers les gens et la forme de rituels dont j’avais besoin. Car je ne dirais pas que tout est parfait dans ce domaine non plus actuellement. Mais même si je ne suis pas là pour développer cet aspect aujourd’hui, je peux cependant le nommer. Le discernement est nécessaire. C’est un outil de développement puissant, il pourrait peut-être être mal utilisé.


Il n’y a pas de mal qui soit créé par la Nature. Il s’agit d’apprendre et comprendre à se servir de ce qui est là. Pour qui, quand, comment, à quelle dose, avec quelle intention. Cette étude est nécessaire.


Je fais partie de ceux qui pensent que notre humanité vit de profonds changements et que nous avons tant individuellement que collectivement le devoir de prendre nos responsabilités et changer ce qui est possible. Et ce possible commence en dedans de nous, si tant est que l’on veuille et que l’on soit prêt à le regarder.

Pour moi ces plantes m’ont demandé de travailler et permis d’accélérer mon ménage intérieur à travers toutes ces couches de mon être. Comme un oignon que l’on épluche. À travers mes résistances à la vie, à travers la colère, la rage, l’impuissance qui habitaient mon être. Même à travers l’option du suicide. Vers plus de légèreté, de bien être, de soulagement. Vers plus de gratitude, de foi, d’acceptation, de compréhension, de pardon, d’amour tout simplement. Vers toutes ses valeurs et vertus bienfaisantes faisant partie de Dieu.

Une direction nouvelle pour ce que je peux maintenant appeler, oui, une nouvelle vie.

J’avais, je l’avoue, plutôt abandonné l’espoir d’une famille, d’avoir des enfants et ces plantes que beaucoup ne voient que comme un échappatoire à notre vie m’ont justement ramené dans cette matérialité. Car c’est là que tout se guérit au final.

Elle m’ont ramené à l’autre. Aux gens qui m’entourent. À tous ceux avec qui je vivaient sans vraiment les voir. Sans vraiment leur parler. Sans vraiment oser m’exprimer. Sans vraiment oser exprimer mon amour.

«C’est à moi d’aller vers les autres» est un des plus beaux enseignements que l’Ayahuasca, que j’appelle Daime, m’ait offert dans les montagnes de ce beau Brésil.

S’il en est un deuxième que je pourrais nommer ce serait : «Je suis venu pour être heureux».

J’avais besoin de m’en souvenir.



Je suis venu comprendre la Vérité

Vous êtes l’Alpha et l’Oméga

Vous êtes la Joie et vous êtes la Paix

Vous êtes mon Père et vous êtes ma Mère


À vous mon Père je dis merci

À vous ma Mère je dis merci

Pour votre main et pour votre amour

Pour votre force et pour tous mes frères


Je ne suis plus seul je ne suis plus seul

Avec vous je ne suis plus seul

Avec vous toutes les larmes sèchent

Je suis venu pour être heureux


Je Suis je Suis je Suis je Suis

Par ces deux mots j’exprime mon Père

J’inspire la Vie et j’expire la Joie

Je Suis j’existe je Suis je vis


Il n’est plus temps de se morfondre

Il est le temps de s’éveiller

La vie est là la vie est là

Et Gloire à Dieu au plus haut des cieux


Je suis venu pour être heureux

Je suis venu pour me souvenir

J’ai promis de me rappeler qui je suis

Je suis fils de Dieu enfant du Un



Bertrand Huchot

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