• Bertrand Huchot

Bain de nature...Pourquoi?



L’idée courrait en moi depuis plusieurs années. Et je dois l’avouer, j’avais une réticence que j’ai pu aussi percevoir chez certains de mes congénères...Pourquoi y aurait-il besoin d’organiser des bains de forêts pour profiter de la nature alors qu’elle est juste là comme une évidence?

Avez-vous déjà ricané à l’image de «tree hugger»? Moi oui, même s'il y a déjà longtemps. Et je ris de moi maintenant. Merci à ces arbres qui m’ont reçu...

Oui bien sûr la nature est essentielle à notre bien-être. Pourtant, prenons-nous vraiment le temps pour nous immerger dans cette nature qui nous fait bien, qui nous tend les bras et n’attend que cela de nous? Pas forcément. Car tout va si vite, les agendas sont si chargés, nos téléphones et tablettes nous hypnotisent et tout simplement nous l’oublions le plus souvent cette nature harmonisante. Elle nous entoure pourtant. Elle est partout autour de nous, si seulement nous voulions simplement la considérer, la toucher et ne serait-ce que la regarder. Déjà cela changerait tout en nous.

Alors , oui enlever ses chaussures et s’autoriser une marche en contact direct de la terre peut être délicieux tout autant que bon la santé.

La nature est belle et elle a beaucoup plus à nous offrir que ce que l’on perçoit d’un premier coup d’oeil.

La science parle de la présence d’ion négatifs dans l’air qui sont bénéfiques pour notre santé. Les études scientifiques sont même là pour le prouver : anxiété, immunité, trouble de l’attention etc... Non ce n’est plus à prouver. Au Japon les «bains de forêt», le Shinrin Yoku est déjà une institution. Leurs scientifiques aussi ont mis en avant les bienfaits de ces pratiques : diminution des taux de cortisol liés au stress, baisse de l’anxiété, de l’hypertension, des troubles de la ménopause…

Vous aurez remarqué deux fois le mot anxiété ci-dessus. Peut-être parce que nous avons besoin deux fois plutôt qu’une de nous rendre compte à quel point le stress affecte nos vies et que nous sommes généralement plus souvent dans une posture de victime de lui que dans celle de quelqu’un qui se donne le temps et les moyens de se faire du bien et sortir de ses habitudes anxiogènes.

À un autre niveau, plus énergétique, on parle de prâna dans l’air, cette énergie subtile qui nourrit notre corps, on parle d’aura car les végétaux et les roches - dans une moindre mesure ont aussi une aura qu’il est possible de percevoir, de palper, de ressentir.

Tout le monde se sent bien dans l’aura de la forêt, comme on se sent mieux auprès d’une personne joyeuse qu’auprès d’une déprimée.

Tout y est à sa place, la jeune pousse qui vers le soleil comme l’arbre mort avec l’humus comme futur. Une invitation aux parties de nous à laisser rayonner ou laisser aller.

D’aucuns vous parleront de «petit peuple» de la forêt, de dévas ou d’esprit, mais c’est tout un autre chapitre encore à dévoiler...

C’est tout ceci que j’ai eu la chance de redécouvrir dans ma vie et que je ne peux m’empêcher maintenant de vouloir faire partager à ceux qui en sentent l’appel.

Connecter avec cet environnement plein de vie, avoir la conscience de le faire, même si ce n’est qu’admirer sa plante dans son pot de fleur ou encore un nuage dans le ciel alors que l’on conduit (si si moins dangereux qu’écrire un texto…), prendre le temps de respirer profondément, d’observer chaque détail et percevoir cette géométrie sacrée qui sous-tend toute organisation de la matière, d’écouter les sons qui viennent à nous, de sentir le vent sur notre peau, voilà de quoi il s’agit.

Et je découvre un peu plus la gratitude de faire quelque chose qui me plaît et me fait du bien! Faire ce qu’on aime et qui fait du bien autour de nous, voilà à mon sens ce que chaque être humain devrait tenter d’atteindre dans sa vie. La santé et le bien-être commence justement là. Sans compter le sentiment de plénitude lié à faire ce que l’on est venu faire sur cette belle -vous l’aurez compris...- Terre Mère...Magnifique planète bleue (et verte, blanche, brune…)...Merci à Toi. Aide moi encore à plonger en toi. Jusqu’à me perdre...Et me retrouver.

Bertrand Huchot

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